Procédures, techniques et conseils d’un mouillage sécurise

Le mouillage  est l’action d’immobiliser le bateau en mer au moyen d’une ancre à une certaine profondeur d’eau à un endroit précis. C’est un endroit où son bateau peut être à l’abri ; en sécurité du vent et des vagues le long des côtes, en s’amarrant avec son ancre ; en y laissant une bouée reliée au fond par un cordage ou une chaîne et maintenu par une ancre de corps-morts. Le mouillage idéal est situé soit dans un estuaire ;une baie ou rade fermée sur plus de 180°.
Le mouillage est qualifié de :

  • Forain: Il est effectué par le matériel du bord (dans la mesure où l’ancre est remontée à chaque mouvement du navire) ;
  • Fixe: Les équipements (système d’ancrage fixé sur le domaine public maritime, chaîne et bouée munie d’un anneau) restent en poste même en l’absence de navire.

Certains mouillages sont payants ou soumis à autorisation. Certaines zones peuvent être interdites au mouillage pour des raisons de sécurité ou de protection de la nature.

Procédure et conseils pour bien réussir son mouillage :

Un bon mouillage doit être dans un abri. Une crique abritée permettra de moins mettre votre mouillage à rude épreuve. La force exercée sur le mouillage sera beaucoup plus faible et le confort à bord s’en ressentira. Il est important d’anticiper également les changements météo ; afin de ne pas refaire le mouillage dans la précipitation en cas de changement de vent.

Il faut également vérifier que le fond du mouillage correspond bien par rapport à l’ancre que vous avez.

Un bon mouillage nécessite un minimum de préparation à la table à carte comme sur le pont.
La conjonction d’une ancre adaptée au bateau, de son crochage, de la longueur de chaîne posée au fond (au moins 5 fois la hauteur d’eau -certains parlent de 3 fois, mais allez observer si votre chaîne touche le fond avec 20 nœuds de vent) et de la qualité de celui-ci garantiront la tenue du mouillage.

Portez attention à la météo

Une nuit tranquille à l’ancre implique la prise en compte de la météorologie afin de choisir une baie abritée du vent dominant.

Idéalement, le vent dominant ne doit pas pouvoir pousser le bateau à la côte. En effet, l’échouement serait quasi inéluctable si le mouillage venait à rompre en pleine nuit.

Toutefois, par conditions calmes, et en gardant une distance de sécurité importante avec la côte, cette solution demeure envisageable.

Consultez le type de fonds avant de choisir un mouillage

Les fonds rocheux font de vrais pièges à ancres, consultez les cartes marines qui font mention du type de fonds rencontrés avant de planifier un mouillage forain. Les fonds de sable ou de vase offrent de bonnes tenues, les fonds d’algues tiennent moyennement (attention de ne pas mouiller sur des champs de posidonies en Méditerranée) et les fonds rocheux ou graveleux sont à éviter.

Anticipez pour mouiller sereinement briefez l’équipage

Il faut expliquer à l’équipage la manœuvre et répartir le rôle de chacun. Une personne à l’avant repère la zone de mouillage et se tient prête.

Marquez votre chaîne tous les 10 m et tous les 5 m avec un adhésif ou une peinture colorée différente afin de pouvoir faire mouiller au matelot la longueur choisie.
Expliquez au matelot au guindeau la procédure de mouillage :

  • met l’ancre à pendre
  • la dépose au fond
  • allonge la chaîne lorsque le bateau recule

Avant de mouiller, il faut toujours vérifier la ligne de mouillage afin de ne pas à avoir à refaire la manœuvre en cas de nœud (ou pire si la ligne n’est pas attachée au bateau).

Observez attentivement les lieux avant de mouiller
  • Quels seraient les effets d’une renverse ou d’un coup de vent sur votre mouillage ?
  • Que se passerait- il si vous deviez allonger votre mouillage ?
  • Anticipez les événements probables pour conserver la possibilité de manœuvrer s’ils surviennent.
Si l’évitage le permet, mouillez le maximum de chaîne

Lorsque on mouille, on déroule le plus de chaîne possible au fond (au moins 3 X la hauteur d’eau dans les mouillages encombrés). Une fois que l’ancre a croché, c’est le poids de l’ancre au fond qui assurera l’essentiel du maintien par beau temps.

Ne pas hésiter si le rayon d’évitage le permet, à mouiller beaucoup plus de chaîne et une partie de votre câblot qui joue le rôle d’amortisseur.

Mouillez tranquillement avec méthode

Il ne faut surtout pas jeter l’ancre comme le veut l’expression populaire. Il vous faut placer le bateau face au vent et laisser ensuite filer l’ancre à la verticale jusqu’à ce qu’elle touche le fond. En cas d’absence de vent, il vous faut effectuer une marche arrière afin de bien fixer l’ancre au fond. Compter trois fois la hauteur d’eau pour la chaîne. Pensez ensuite à bien attacher le mouillage à un taquet à bord.

Lorsque vous laissez glisser l’ancre, faites attention à vos doigts et toujours mettre un pied en avant.

Plus le mouillage est long, plus l’angle de tire est faible, et plus la tenue de l’ancre est efficace.

Manœuvrez au moteur

Une fois que vous avez trouvé l’endroit idéal, voici les étapes à suivre :

  • Engagez-vous face au vent (voiles affalées sur un voilier), moteur embrayé à petite vitesse.
  • Une fois localisé l’emplacement désiré, immobilisez le bateau face au vent.
  • Faites descendre l’ancre sur le fond sans pour autant empiler la chaîne en tas au fond. il ne faut pas lâcher trop de chaîne juste au-dessus de l’ancre ;
  • Laissez reculer le bateau tout seul petit à petit sans bouger l’ancre ; enclenchez la marche arrière et mouillez au guindeau ou à la main la longueur de chaîne désirée.
  • Repassez au point mort un instant.
  • Attendez quelque minute pour que l’ancre s’enfonce ; une fois la longueur de chaîne souhaitée au fond, enclenchez à nouveau la marche arrière en “coup de fouet” une ou deux fois afin de faire crocher l’ancre. Il ne s’agit pas de labourer le fond mais de ressentir l’arrêt du bateau, stoppé par son ancre.
  • Regardez bien la chaîne pour voir s’il y a des sauts qui indiqueraient que l’ancre se fait tirer ;
  • Si tout a l’air en ordre, reculez un peu plus fort pour voir si l’ancre est vraiment bien accrochée ;
  • Sinon, remontez-la et recommencez ; si elle est bien accrochée, coupez ensuite le contact.
  • sécurisez la chaîne sur le pont et relaxez-vous !
Vérifiez et surveillez la tenue du mouillage

Une fois le mouillage en place il faut effectuer quelques vérifications:

  • Descendre et mettre à poste l’échelle de bain afin de pouvoir remonter à bord si une personne tombe à l’eau
  • Ensuite, vérifier que l’ancre est correctement accrochée. Il suffit de prendre un repère au loin et de le fixer quelques secondes ou bien vérifier sur le GPS que la vitesse est nulle. Si vous mouillez dans une faible profondeur d’eau, vous pouvez directement aller vérifier la bonne tenue de l’ancre.
  • Il faut également vérifier la zone d’évitement au cas où le vent tournerait.
  • Tenez compte des marées lors de votre mouillage.

Enfin, si vous le souhaitez, utilisez la fonction d’alarme de votre GPS en gardant à l’esprit que la précision de ces appareils est rarement garantie à une cinquantaine de mètres. Réglez l’alarme sur un déplacement de 0,02 NM afin d’éviter qu’elle ne retentisse à chaque instant.
Vous pouvez paramétrer la plupart de ces appareils à sonner quand le bateau se trouve en dehors d’un cercle d’évitage déterminé.

À savoir

Les bateaux qui ont déjà jeté l’ancre ont la priorité sur leur espace et sur le périmètre autour de l’endroit où ils sont. Ne vous attendez pas à ce qu’ils bougent si vous vous approchez trop. Certains bateaux sont équipés d’une alarme d’ancrage sur le GPS pour une plus grande tranquillité d’esprit. N’oubliez pas la lumière d’ancrage si vous êtes dans un endroit qui n’est pas fait pour ancrer.

Attention :

Le mouillage est une  manœuvre potentiellement dangereuse qui doit être réalisée avec prudence, sous la surveillance et la responsabilité entière du chef de bord. Un bon abri est indispensable et doit protéger de tous les vents et toutes les vagues.

Sans prétendre être exhaustif, les principaux dangers sont :

  • Dérapage de l’ancre et collision avec un autre bateau ou avec un obstacle ;
  • Décrochage de l’ancre ou de l’amarre à un coffre avec “fuite” du bateau et risque de disparition ou collision ;
  • Envahissement du bateau par les vagues et la pluie, l’alourdissant au point de le déséquilibrer et finir par le faire chavirer.

Les ordres de mouillage :

1- Paré à mouiller:

L’équipier sort l’ancre de la baille à mouillage et l’installe dans le davier. Il la laisse pendre à la verticale de l’étrave sans la laisser traîner dans l’eau. Attention, c’est à ce moment que l’ancre peut venir meurtrir le gelcoat de l’étrave.

2- Mouille x mètres de fond:

Le bateau est immobile. Sur ordre du barreur, l’équipier laisse filer la chaîne pour y poser l’ancre au fond. La chaîne a été étalonnée tous les x mètres avec des marqueurs plastiques.

3- À pic:

Cette fois c’est l’équipier qui prévient le barreur que l’ancre est posée au fond et que l’étrave est à pic (à la verticale) de l’ancre.

4- Laisser filer:

Un mouillage ne doit pas être un tas de chaîne posé au fond. Pour qu’il tienne bien, la chaîne doit être déroulée à plat au fur et à mesure que le bateau recule. L’équipier laisse donc filer la chaîne quand le bateau en demande. S’il n’y a pas de vent, le barreur peut s’aider d’un coup de moteur en marche arrière pour aider le bateau à reculer.

5- Faire tête:

Pour garantir une bonne tenue du mouillage, il faut que l’ancre pénètre au fond. Alors qu’elle était jusque-là simplement posée sur le sol, l’équipier bloque le mouillage pour que le bateau tire dessus et que l’ancre s’enfouisse. A mon avis, l’équipier fixe la chaîne sur le taquet, le barreur fait une marche arrière pour vérifier si l’ancre ne dérape pas en prenant un alignement à terre et l’équipier pose sa main sur la chaîne Il la voit se tendre et il sent si l’ancre dérape.( je répète « poser sa main »

6- Régler la longueur de chaîne:

Une fois que le bateau s’est remis dans l’axe du vent, on laisse défiler la chaîne pour régler sa longueur en fonction de la profondeur du mouillage.
Si vous trouvez le sujet intéressant, vous pouvez télécharger cette fiche technique pour former vos équipiers.

Les types de mouillage (Le mouillage par mauvais temps) :

En cas de risque de mauvais temps il est prudent de mouiller une 2e ancre pour éviter de déraper. Deux techniques sont possibles : l’empennalage et l’affourchage. Lorsque l’on mouille sur 2 ancres, elles doivent être de même technologie pour travailler de la même façon.

Pour établir un mouillage de mauvais temps, fuyez les endroits où le vent peut vous drosser à la côte. En fonction des possibilités d’évitage, mouillez le plus de chaîne possible puis du câblot qui joue le rôle d’amortisseur. Gardez à l’esprit que le vent peut tourner et que votre bateau doit, coûte que coûte, pouvoir éviter. Bannissez les amarres passées à terre et autres mouillages arrières.

Pour apporter davantage de tenue à votre mouillage principal, il est possible d’utiliser un mouillage secondaire, en général plus léger, qui peut être mis en œuvre de différentes façons.

1: Affourché :

L’utilisation de deux ancres placées approximativement à 45° l’une de l’autre, ou à des angles plus larges jusqu’à 90°, est un mouillage solide pour faire face à des vents forts.Cela revient à placer deux ancres en V devant le bateau. La manœuvre est délicate car il faut remonter sur le premier mouillage pour aller disposer le second.

Dans ce cas, on dispose de deux mouillages complets que l’on tentera de mettre en œuvre à 20° de l’axe du bateau chacun (plus le temps est mauvais, plus l’angle doit être petit).

Avantage :

  • Une seule ancre à remonter à la fois.
  • Ce mouillage limite également la zone d’évitage. Vérifier que d’autres bateaux ne risquent pas d’entrer en collision, compte tenu de la zone d’évitage limitée.

Inconvénients :

  • Les deux ancres travaillent successivement.
  • L’évitage conduira au ripage d’un des mouillages.
  • Récupération des deux mouillages dans l’axe du bateau impossible.
  • Risque d’emmêler les mouillages à la remontée.
  • Doit être anticipé, car nécessite de remonter l’ancre principale si elle est déjà à l’eau.
2: Embossé :

L’embossage consiste à mouiller une ancre à chacune des extrémités, avant et arrière, d’un navire, pour supprimer son rayon d’évitage et le maintenir également face à une direction imposée par le skipper (vent, courant, vagues, etc.).

Ce mouillage est aussi appelé « mouillage tête et cul » ou « mouillage en détroit ». Ce type de mouillage peut devenir dangereux, si le vent ou le courant devient traversier. Les forces exercées perpendiculairement au bateau engendrent alors sur les lignes de mouillage des tensions considérables, capables de faire chasser les ancres.

3: Le mouillage bahaméen :

Semblable à ce qui précède, le mouillage bahaméen est employé pour limiter l’évitage d’un navire, et lui permettre de s’aligner avec le courant. La première ancre est mouillée normalement, et le navire laisse filer la limite de sa longueur de ligne de mouillage. Une deuxième ancre est alors mouillée sur une deuxième ligne de mouillage au niveau de l’étrave (de l’autre bord généralement), en reprenant la première ligne de mouillage on croche la deuxième ancre. Lorsque les deux ancres sont crochées, les deux lignes sont tendues.

Le navire se balancera maintenant entre les deux lignes de mouillage, cette technique s’applique dans des forts courants s’inversant, mais avec un vent perpendiculaire au courant qui pourrait faire chasser les ancres.

4: Empennelé (par mauvais temps) :

Frapper sur l’ancre principale une deuxième ligne de mouillage de longueur supérieure à la profondeur afin de pouvoir remonter la première ancre alors que l’autre est encore au fond.

Cela consiste à mouiller deux ancres à la suite. Si les deux ne travaillent pas obligatoirement dans le sol, la première la plus proche du bateau sert au moins de poids pour plaquer la chaîne au sol avant la seconde.

Il s’agit de frapper la chaîne d’un mouillage secondaire sur le diamant de l’ancre principale et de mouiller ainsi successivement les deux ancres avec le maximum de chaîne dans le même axe. Attention, il faut mouiller l’ancre “légère” en avant de la “lourde”.

Avantage :

  • Facile à mettre en œuvre

Inconvénients :

  • Lourd à remonter
  • Les deux ancres travaillent sur la même chaîne
  • Doit être anticipé, car nécessite de remonter l’ancre principale si elle est déjà à l’eau.

Le poids de l’ancre et les caractéristiques du bateau.

Le poids de l’ancre et le calibre de sa chaîne doivent toujours être en rapport avec les caractéristiques du bateau.

  • 7 m avec un déplacement de 3 tonnes, poids minimal de l’ancre 12 kg, chaîne de 8 mm
  • 10 m avec un déplacement de 5 tonnes, poids minimal de l’ancre 15 kg, chaîne de 10 mm
  • 12 m, déplacement 10 tonnes, poids minimal de l’ancre 20 kg, chaîne de 12 mm

Ordre réglementaire pour  lever l’ancre:

ORDRESIGNIFICATIONMANŒUVRE À EFFECTUER
« À pic »L’ancre est « à pic », c’est-à-dire à la verticale du navire.Casser l’erre afin de ne pas « remouiller » dans l’autre sens.
« Dérapée »L’ancre n’est plus accrochée au fond.Maintenir une erre nulle quelques instants afin d’éviter de raccrocher l’ancre.
« Haute et claire »L’ancre n’est plus sur le fond, n’est plus crochée à rien et est à portée de vueCommencer à faire route lentement.
« À poste »L’ancre est correctement rangée dans la baille à mouillage (la ligne de mouillage aussi).Manœuvre terminée. En avant toute !   Faire route normalement.

Au moment de partir, la procédure est facile. Pendant que vous chauffez le moteur, assurez-vous que la chaîne et le winch sont prêts. Vous pouvez réduire la tension en avançant un peu le bateau au fur et à mesure que vous levez l’ancre. Utilisez des signes de la main pour communiquer avec la personne qui est à la barre. Avant d’avancer plus vite, assurez-vous d’avoir bien sécurisé l’ancre.

Si votre ancre se coince, réduisez la longueur de la chaîne et positionnez la proue du bateau juste au-dessus de l’ancre. Avancez tout doucement et essayez de la lever. Si elle ne vient pas, lâcher un peu de chaîne et tournez autour de l’ancre en tirant bien la chaîne. Il suffit souvent d’avoir un angle différent pour décoincer l’ancre. Si elle est encore coincée, positionnez le bateau dans la direction contraire de celle dans laquelle vous avez jeté l’ancre. La force de traction dans le sens inverse devrait être suffisante.

Vocabulaire  de mouillage :

  • tenue(correspondant au verbe tenir) : propriété d’une ancre de bien s’accrocher au fond ;
  • mouiller: envoyer une ancre par le fond avec sa ligne de mouillage (chaîne ou oin), afin d’immobiliser le navire (ou la bouée) (substantif mouillage) ;
  • chasser: se déplacer sur le fond, quand il s’agit d’une ancre (substantif chasse) ;
  • cabaner: pour une ancre, glisser sur le fond sans s’y accrocher ;
  • crocher: (en parlant d’une ancre) se fixer au fond ;
  • surjaler: faire un tour de chaîne autour du jas de l’ancre ;
  • surpatter: faire un tour de chaîne autour d’une patte de l’ancre ;
  • bitture: partie d’une chaîne élongée sur le pont, filant librement avec l’ancre lors du mouillage ;
  • affourcher: mouiller sur deux ancres en V (ou en fourche) pour mieux tenir ;
  • empenneler: mouiller deux ancres l’une derrière l’autre pour améliorer la tenue ; la première ancre empêche la chasse de la deuxième ancre ;
  • déraper: arracher du fond l’ancre, afin de lever l’ancre ;
  • à pic: le fait pour une ancre qui a été dérapé de pendre au bout de la ligne de mouillage ;
  • à poste: le fait pour une ancre d’être sur le pont ;

Vocabulaire  de mouillage (Suite) :

  • écubier: conduit cylindrique pratiqué dans la coque d’un bateau servant à faire passer la chaîne de l’ancre. Voir davier ;
  • guindeau: cabestan servant à remonter l’ancre et la chaîne ;
  • barbotin: couronne à empreinte par où passe la chaîne ;
  • davier: pièce d’accastillage située à l’avant du bateau par où passe la chaîne d’ancre ;
  • ancre de miséricorde: ancre que l’on stocke au pied du grand mât, qui est la plus solide du bateau et que l’on n’utilise que dans les cas graves ;
  • diamant: sur une ancre, croisée de la verge et des pattes ou plus généralement extrémité de la verge du côté de la pelle ;
  • ancre à jet: ancre destinée à haler pour faire changer de place le navire, appelée ainsi parce que cette opération se fait en mouillant pour obtenir un point d’appui pour le halage. Il ne faut pas confondre une « ancre à jet » avec une « ancre à jas » ;
  • étalingure: brelage de cordage entre la cale et la chaîne destiné à être coupé en cas d’urgence (« étalingure de cale »). La fixation entre la chaîne et l’ancre s’appelle « étalingure d’ancre » ;
  • jas: barre transversale sur une ancre, elle a pour but d’assurer que l’ancre croche ;
  • orin: bout, généralement attaché au diamant d’une ancre  pour la faire décrocher plus facilement au moment de quitter le mouillage. L’action de placer un orin sur une ancre au moment de mouiller s’appelle « oringuer » et est très utile si l’on craint que l’ancre ne croche un objet du fond ou une roche ;
  • élonger une ligne de mouillage: la déployer, l’étendre sur toute sa longueur.
  • élonger une ancre: la faire porter et mouiller par une embarcation.

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